Le bal des prénoms
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Ouvrages de Paul Sandrin
Récits, romans ou poèmes, voici six titres, édités de 2000 à 2006 :
Saints d'Auvergne, L'irrésistible ascension de la Julie de Cornemure, Un sourire du Pays des Vertes Gentianes, Sombra y Sol, Le Bal des Prénoms, Lumière céleste
et un ouvrage à paraître : Lorsque point l'aube.
Le Bal des Prénoms (Extraits)
Note préliminaire : L'ouvrage présenté ci-dessous a été édité en octobre 2005.
Comme dans toutes les pages wiki, grâce à l'onglet "discussion" ci-dessus, il est possible de dialoguer avec l'auteur.
De novembre 2007 à mars 2008, Le bal des prénoms est paru en feuilleton sur cette page à raison d'un épisode par semaine. Désormais ces extraits illustrés permettent encore d'en prendre connaissance.
« …un livre léger comme une robe d’été
qui se lit pareil à un long poème
tant la musique des mots mène la danse.
Mais un livre aussi qui se veut un hommage
à la vie, aux vivants et à ceux qui l’ont été... »
(m. gachon, la galipote)
Prélude
Mes vifs remerciements à ceux qui m’ont aidé.
Et tout particulièrement à mes amis :
Pesso, qui honore de son talent nombre de publications ou de revues, pour ses précieux portraits et dessins humoristiques
et Marius Lherme, entomologiste réputé, qui fut durant 31 ans, Président du Syndicat d’Initiatives puis de l’Office de tourisme de Murat. Sa documentation concernant l’Auvergne m’a été très utile, tout comme sa verve légendaire.
Homo homini lupinus (L’homme est un loup pour l’homme). De grandes figures de toutes croyances religieuses ou de glorieux laïcs président le plus souvent au choix de nos prénoms. Privés de la sollicitude de ces anges gardiens, que ferions-nous, pauvres humains abandonnés à notre triste solitude, parmi la horde de nos semblables ?
Au-delà de la protection et du bénéfique exemple sollicités de son saint patron ou de la célébrité à l’origine de son prénom, ce répertoire a pour ambition d’éclairer le lecteur sur les mérites ou les joyeux travers, voire de quelque noirceur, de tel ou tel personnage réel ou fictif, paré du même petit nom que lui.
Pour les exemples retenus, on notera que le patronyme ou tel autre vocable peuvent être eux-mêmes pris en considération s’ils sont homonymes d’un prénom.
Ce Bal des prénoms, parsemé de grands d’Auvergne parmi tant d’autres gloires, s’agrémente, outre les portraits et dessins de l’ami Pesso, de reproductions de gravures anciennes et de photos. Accompagnés de commentaires tendres ou ironiques et de références sportives, cinématographiques, littéraires ou artistiques, les prénoms, d’ici et d’ailleurs, y sont en fête, scandés par l’évocation de refrains connus et d’airs d’accordéon.
On ne s’étonnera pas de la place réservée dans ce Bal à la chanson. Auprès de celles de Gainsbourg, Brassens ou Pierre Perret, on notera les fréquentes citations de Boby Lapointe, souvent mis à l’index par les media. L’enchaînement des calembours, la liberté prise avec l’orthographe, la grammaire ou la ponctuation accélérant le débit, la graphie phonétique, chère à Queneau, comme le martèlement généré par la répétition des mots ou des sons ne font-ils pas de cet ironiste un précurseur inspiré de nos rappeurs ? Malgré le refus de la sentence et un parti pris d’humour qui les en différencient.
Brassens ne disait-il pas de lui: «…les soirs où son amitié et sa bonhomie me manquent un peu, je fais comme si rien n’était, j’écoute ses chansons pour qu’il continue à vivre le bougre et il continue mon vieux Bobby putain de moine…» (Intégrale des enregistrements de B. Lapointe, Polygram) ?
chapitre I : AB
Abel, Abella
Abel, fratricidé par Caïn aux temps premiers, le regard vif au-delà de la mort : « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn. » (La Conscience, V.Hugo)
Abélard, ne pas orthographier Abel hard ! Emasculé pour avoir séduit son élève Héloïse, il était plutôt soft à la fin de sa vie.
Abel Gance, impérial cinéaste (Napoléon, 1926) du Paradis perdu à la Fin du monde.
Si on tient à faire la connaissance d’Abella, il est conseillé de s’adresser à un détective privé, car elle ne court pas les rues, semble-t-il, la mystérieuse Abella !
Arsène
Arsène Lupin :
« C’est le plus grand des voleurs
Oui, mais c’est un gentleman… »
(Gentleman cambrioleur, Jacques Dutronc)
Arsène Vermenouze, félibre cantalien : En plein Vent, Mon Auvergne, Flour de Brousso :
« Les burons du Cantal
Nous monterons au buron qu’ombragent de vieux tilleuls.
Là, nos vachers qui n’ont pas froid aux orteils,
Pieds nus et deux à deux portent la grande gerle…
Une petite porte qu’un gond en bois attache à la muraille,
Vous permet de passer du buron dans la cave.
Prenez garde, la route n’est pas toujours bien bonne,
Et pour y bien marcher il ne faut pas se tenir debout.
Mais aussi, quand on y est, ce n’est pas une chose commune
Le coup d’œil qu’offrent là fourmes et parabels
Roux comme de l’or, et larges et si grands,
Qu’ils pourraient dans le ciel servir de pleine lune. »
(Flour de Brousso, A. Vermenouze)
Barbara
Barbra Streisand, Funny girl, Hello Dolly, Funny lady. Sympa la Streisand !
« Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là… » (Prévert)
Barbara, Au bois de Saint Amand, Marienbad, Le Soleil Noir, L’Aigle Noir,
« Bien sûr, ce n’est pas la Seine,
Ce n’est pas le Bois de Vincennes… »
(Gottingen, Barbara)
Tu as raison. Pose le bouquin cinq minutes et écoute plutôt un vieux disque !
Chapitre II : CD
le passage
dessin de pesso
Camille
Camille Pissarro, peintre impressionniste, Le Boulevard des Italiens, Le Printemps à Pontoise, Paysage à Chapontal…
Don Camillo, curé fernandello-guareschien, adversaire de Peppone, maire rouge.
Camille, brunette à Rome (avant la dolce vita), sœur d’Horace.
Camille Claudel, sculpteur, sœur de Paul, collaboratrice et amie de Rodin.
Les Camille, filles ou garçons, c’est plein de qualités. Pour les filles, un détail à ne pas négliger ! Elles aiment bien leurs sœurs, les Camille. En auraient-elles dix, elles veulent bien partager le dessert. Mais les frères, ça, il ne faut pas trop leur en parler.
L’autre vertueux de Paul Claudel qui colle la sienne de sœur au cabanon. Et l’Horace, lui... Ah, tu ne te souviens pas ? Bon, on te le repasse un dernier coup le disque du père Corneille. Mais après, basta! Tu leur parles d’autre chose aux Camille !
Camille (fiancée de Curiace qu’Horace vient de tuer)
Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
Rome, qui t’a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome, enfin, que je hais parce qu’elle t’honore !
Puissent tous ses voisins, ensemble conjurés,
Saper ses fondements encor mal assurés !
Et si ce n’est assez de toute l’Italie,
Que l’Orient contre elle à l’Occident s’allie !
Que cent peuples, unis des bouts de l’univers,
Passent pour la détruire, et les monts et les mers !...
...Puissé-je de mes yeux y voir tomber la foudre,
Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre,
Voir le dernier Romain à son dernier soupir,
Moi seule en être cause, et mourir de plaisir ! »
(A ces mots, Horace passe sa sœur au fil de l’épée), Corneille, Horace, Acte IV, Scène 5.
Camille Gandilhon Gens D’Armes (1871- 1948), grand barde auvergnat, La légende des monts et des hommes :
Ce vagabond de la Planèze désertique
T’aime d’un vieil amour farouche et décevant
O guerrière qui meurt sur ton roc basaltique !
…Puisqu’on l’oublie, eh bien ! je la dirai ta gloire !
Sentinelle perdue, indomptable cité,
Vingt sièges, cent assauts jalonnent ton histoire,
Ce miracle d’auvergnate ténacité… »
Charlotte
« Pan, pan, pan ! Qui est là ? C’est la petite Charlotte.
J’aurais besoin d’un rouleau pour faire mon gâteau.
J’en ai pas, j’en ai pas, débrouille-toi comme ça… »
(La Petite Charlotte, Henri Dès)
Charlotte Corday, qui tua Marat dans son bain. Pan, pan, pan ? Non ! Le poignard.
Charlotte Lysès, première épouse de Sacha Guitry.
Charlotte Gainsbourg, leur fille.
Donald, Donatien
Donatien de Sade, sulfureux marquis. Sadique par essence.
Donald, le canard.
Donald Mac Kensie, Les Mystères de New York, 1915.
J’peux pas dormir sans oreiller
Y a trop d’souris dans le grenier… »
(La ballade de Mac Donald, Jean-Michel Caradec)
Chapitre III : EF
Eddie, Eddy
Eddie Constantine, Lemmy Caution au cinéma, La Môme vert-de-gris, Les femmes s’en balancent, chanteur, Cigarettes, whisky et p’tit’es pépées,
Moi la vie me court après…
Bien des gens font des folies
Moi c'est folie de m'avoir fait… »
(Et bâiller et dormir, Aznavour, Jeff Davis)
Eddy Mitchell, séducteur automobile rythmique dans le Bonheur est dans le pré, chanteur à succès : La dernière séance, Sur la route de Memphis, Vieille canaille,
La fille aux yeux couleur menthe à l’eau… »
(Couleur menthe à l’eau, Mitchell, Papadiandis)
Elisabeth, Elisa, Elise, Elisée, Lise, Lisbeth, Liz
Elisée Reclus, géographe, homonyme du Président de la Vème République en période de cohabitation (reclus à l’Elysée).
Elisabeth d’Autriche, l’impératrice Sissi.
Elisabeth II, the queen.
Elisabeth Guigou, ancien ministre.
Dédicace :
Bellisabeth,
Que tu les aimes
Mes doux poèmes.
Que tu les aimes,
Elisabeth,
Jusqu’en tes rêves
Au lit, Zabeth.
Liz Taylor, yeux mauves, la Chatte sur un toit brûlant, Cléopâtre, La Mégère apprivoisée…
Lise, grande amoureuse ! Hugo te raconte ça très bien. De bonne heure à s’intéresser au blé en herbe, Lise. A peine sorti de terre ! Avec Lise, pour Victor, à douze ans le départ est donné ! Le voilà lancé pour un sacré bout de temps, le coquin de Totor, dans les émois du cœur :
« Lise
Elle était grande, et, moi j’étais petit.
Pour lui parler le soir plus à mon aise,
Moi, j’attendais que sa mère sortît ;
Puis je venais m’asseoir près de sa chaise
Pour lui parler le soir plus à mon aise…
Elle disait de moi : C’est un enfant !
Je l’appelais mademoiselle Lise.
Pour lui traduire un psaume, bien souvent,
Je me penchais sur son livre à l’église ;
Si bien qu’un jour, vous le vîtes, mon Dieu !
Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu… »
(Victor Hugo, Les Contemplations, Autrefois)
« Elisa, Elisa, Elisa,
Les autr’s on s’en fout,
Elisa, Elisa, Elisa,
Rien que toi, moi, nous… » (Elisa, Serge Gainsbourg)
Franck, François
François Ier, rex !
François M., God ! Tonton, pyramidal, bibliothécaire...
François Barouin, François Bayrou, François Hollande. A vous de juger !
François Boucher, Diane au bain…
François Mauriac, grand auteur.
François Rabelais, autre grand auteur de registre différent :
«Panurge, ayant payé le marchand, choisit de tout le troupeau un beau et grand mouton, et l’emportait criant et bêlant, oyant tous les autres et ensemblement bêlant et regardant quelle part on menait leur compagnon…
Soudain Panurge, sans autre chose dire, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons criant et bêlant en pareille intonation soi jeter en mer et sauter en mer après, à la file. La foule était à qui premier y sauterait après leur compagnon… »
(Les moutons de Panurge, Pantagruel, Livre IV)
François Marie Arouet, dit Voltaire. Sa plume lui évitait le sabre pour terrasser l’ennemi :
Un serpent piqua Jean Fréron,
Que pensez-vous qu’il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva. »
François Truffaut : « Jules et Jim ! Tirez sur le Pianiste Les 400 coups, dans la Nuit américaine, avant Le dernier métro », dirait Bruno Masure…
Frank Sinatra, Strangers in the night, Try to remember, My way…
Chapitre IV : G à J
au mieux !
pesso
Georges
Georges Clemenceau, le père la Victoire de la première guerre mondiale.
Célibataire et pragmatique : « Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier. »
Georges Courteline, Messieurs les ronds-de-cuir…
Georges Duhamel, romancier réputé pour l’étude profonde de la psychologie de ses personnages, Vie et aventures de Salavin, Chronique des Pasquier…
Georges Seurat, peintre pointilliste, Jeune fille à l’ombrelle, La Seine à la Grande Jatte, La Parade…
Georges Méliès, Le voyage dans la lune, 1902, Voyage à travers l’impossible, 1904.
Georges Van Parys, la Complainte de la butte,
quelque part, n’importe où
guidés par le hasard… »
Un jour tu verras, G. Van Parys, Mouloudji).
Georges Brassens, A la foire de Brive la Gaillarde, le Gorille, Chanson pour l’Auvergnat,
Est la peau de votre cou… »
(J’ai rendez-vous avec vous, Brassens)
Georges Moustaki, le Métèque, Il est trop tard, ma Liberté,
Madame hier encore elle était si petite… »
(Votre fille a vingt ans, G. Moustaki)
Georges Bataille, célèbre auteur auvergnat, L’Expérience intérieure, Les larmes d’Eros…
« La morale est en fait le plus ferme soutien de l’érotisme » (cité dans L’Auvergne des douze, J-P. G. Leclerc, Ed. Les Trois Arches, 1993).
Georges Conchon, compatriote du précédent, L’Etat sauvage, Sept morts sur ordonnance, La Banquière…
Georges Pompidou de Montboudif, premier ministre, puis Président de 1969 à 1974. Capitaine courageux resté droit sur la passerelle du vaisseau France jusqu’à son souffle ultime. Trahi par son monument à Saint-Flour où, semblable à un pois chiche, sa tête paraît promise aux balles de son d’un jeu de foire.
Isabelle
Si tu croisendieu des chrétiens, ce qui n’empêche pas le croissant au p’tit déj, tu as la reine Isabelle. Isabelle la Catholique. Un peu inquisitrice parfois ?
Isabelle Adjani, tellement…, si…, si émouvante ! Et fragile. Trop rare à présent : La Gifle, L’Histoire d’Adèle H., L’Eté meurtrier, Camille Claudel, La Reine Margot…
Isabelle Aubret, La source, Un premier amour, Vous qui passez sans me voir :
« Vous qui passez sans me voir
Me donnerez-vous ce soir
Un peu d’espoir ? »
(Charles Trenet, Jean Sablon)
« Si le roi savait ça, Isabelle,
A la robe de dentelle,
Vous n’auriez plus jamais droit,
Isabelle, si le roi savait ça… »
(Le prisonnier de la Tour, Francis Blanche, G. Calvi)
« Isabelle a les yeux bleus.
Bleus les yeux, Isabelle a… » (Les Inconnus)
Isabelle Boulay, chanteuse, Parle-moi, Quelques pleurs, Un jour ou l’autre…
Jack, Jacques
Jack ! Lequel ? Lang, évidemment !
St Jacques, le majeur (le mineur, on ne s’en sert plus beaucoup, depuis qu’on extrait moins de houille). Fils de Zébédée. Sa dépouille se trouve à Santiago de Compostela.
Si tu y vas par le train en pèlerinage, n’oublie pas de poinçonner ton ticket ; ils sont très stricts sur ce point à Compostela !
Jacques Dutronc, Et moi, et moi, et moi, Il est 5 heures, Paris s’éveille, J’aime les filles,
D’avoir les fesses en l’air… »
(L’hôtesse de l’air, Dutronc)
Jacques Prévert. Non ! On n’a pas oublié la chanson que tu nous chantais avec Kosma et Montand, ni le petit bruit de l’œuf dur…
Les pas des amants désunis… »
(Les feuilles mortes)
« Il est terrible
le petit bruit de l’œuf dur cassé sur le comptoir d’étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim. »
(La grasse matinée, Paroles, Folio, 1949)
Jacques Brel, Ne me quitte pas, les Flamandes, Quand on n’a que l’amour :
Pour unique chanson,
Quand on n’a que l’amour
Pour unique raison… »
Joseph, Joséphine
Joseph, père vertueux, charpentier.
Joseph Fouché, ministre de la Police d’une efficacité redoutable, longue carrière.
Giuseppe Arcimboldo, 16e s., peintre italien fameux par l’originalité de ses portraits composés de fleurs, de fruits, coquillages ou poissons.
Joseph Kosma, musicien : Les Enfants du paradis, les Portes de la nuit…Un jour tu verras, Les feuilles mortes,
Contre les portes de la nuit… »
(Les enfants qui s’aiment, Prévert, Kosma)
Joseph Canteloube, musicien cantalou, Bourrées « interprétées par les orchestres symphoniques prestigieux et les grandes divas : Kiri Te Kanawa termine ses récitals par quelques chants d’Auvergne de Canteloube dont le célèbre Baïlero » (M. Lherme).
Joséphine de Beauharnais, dont l’Empereur rompit les attaches.
Joséphine Baker, reine du music-hall, elle ne consommait pas toutes les bananes qu’elle achetait.
Chapitre V : KLM
Karen, Karin
Karin Viard, Tatie Danielle, Haut les cœurs, Embrassez qui vous voudrez, le Rôle de sa vie…
Karen Chéryl, télégénique.
Mignonne comme tout, Karina mia. Et, quand elle a aussi la voix pour les chansons douces, paradise !
S’Il voulait bien se décider un jour à nous le rouvrir l’Eden, le Très Haut, il faudrait en mettre partout dans les arbres des Karen-Karin. Ou en bas sur la mousse.
Karl
Karl Marx, célèbre marxiste allemand.
Karl Lagerfeld, couturier franco-allemand, noir et blanc.
Léon, Léonard, Léonce, Léonie
Léon Tolstoï, auteur barbu, Guerre et Paix, Anna Karénine.
Léon Gambetta, aéronaute barbu, puissant orateur. Il quitta en ballon Paris assiégée pour organiser la Défense nationale.
Vas-y Léon. Envoie bien le bouchon !
Mais, si tu viens de Bruxelles, Léon, et que tu sois dans la restauration, n’oublie pas tes clients. Pense à surveiller les frites et à goûter la sauce des moules.
Avant d’aller faire la partie de boules !
- Oh ! Tu veux pas nous laisser jouer un peu, non ? Vas-y, t’occupe Léon. Allez ! Pointe, homme !
Il a une bouille ronde, Léon. Epanoui, qu’il tire ou qu’il pointe. C’est pour ça qu’il est obligé de se mettre la barbe pour faire de la politique ou écrire des romans.
Il s’est fait mal dans la rue
Mais on l’a soigné autre part
Et il est mort ! »
(Bobo Léon, Boby Lapointe)
Léonard de Vinci, savant, ingénieur, architecte, sculpteur. Et peintre, la Joconde…
Léonardo di Caprio, la Plage, Titanic, Aviator…
Léonie Bathiat, dite Arletty, Le Jour se lève, Les Visiteurs du soir, Les Enfants du paradis, Hôtel du Nord …
« Atmosphère, atmosphère ?
Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? »
Léon Boyer, ingénieur, adjoint d’Eiffel, constructeur du Viaduc de Garabit.
Léon Boyer, homonyme du précédent, poète cantalien mort à Verdun,1916, Genêts et Rocaille :
« La cabrette
Où parlent nos vieux airs d’antan,
Fille des puys bleus où l’autan
Parcourt la bruyère tortue.
Verse en moi ton âme têtue
Au rythme du talon battant…
J’aime ta voix maigre et pointue
Où parlent nos vieux airs d’antan… »
Margaux, Marguerite, Margot
Château Margaux, 1er grand cru de Médoc.
Marguerite Duras, romancière et cinéaste le Marin de Gibraltar, Moderato cantabile, Hiroshima mon amour, l’Amante anglaise…
Marguerite Gautier, la Dame aux Camélias, Dumas fils.
Portrait de Marguerite, Amedeo Modigliani.
Marguerite Monnot, Mon légionnaire, C’est à Hambourg, l’Hymne à l’amour (E. Gassian), Irma la Douce :
Au mois de mai joli… »
(Colette Renard)
Margot Fonteyn, célèbre danseuse britannique, Ondine, Giselle, le Lac des cygnes…
La reine Margot ! Exilée dans le Cantal à Carlat en 1586, elle fut émerveillée par la bourrée de Vic qu’elle introduisit à la cour à son retour d’Auvergne.
Mais, comme sa vie ordinaire, son séjour cantalien fut mouvementé à d’autres égards.
Keuna tonpadidel ? Et keuna telpafé ?
Selon les chroniqueurs de l’époque qui ne maniaient guère la langue de bois, elle avait « très souvent un impérieux besoin de se faire béliner le joyau » et Brantôme prétendait qu’on aurait pu « faire cuire un œuf sur son hérisson, tant celui-ci était chaud et ardent ».
Chapitre VI : N à Q
Nadège, Nadia, Nadine
Nadine Trintignant, réalisatrice, mère éplorée.
Nadine de Rothschild, réalisée, veuve réjouie.
A-t-on jamais vu la bruna Nadia et l’ingénue Nadège sans leur cortège de soupirants ?
Natacha, Nathalie
Natacha Régnier, la Vie rêvée des anges…
Natasha Saint-Pier, chanteuse québécoise.
Nathalie Baye, la Nuit américaine, la Provinciale, Vénus Beauté (Institut)…
Mise en garde
N’va pas au lit chez Nathalie !
Ou de la belle Natacha
Crains les griffes de chat
Pour cette pauvre Nathalie.
Et pour toi n’oublie pas
Le long surin d’cousin Ali !
Pierre, Pierrette, Pierrot
Pierre Le Grand, empereur de toutes les Russies.
Pierre Savorgnan de Brazza, explorateur.
Pierre Curie, savant époux de la savante Marie Curie.
Pierre de Ronsard :
En sa belle jeunesse, en sa première fleur
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l’aube de ses pleurs au point du jour l’arrose…»
(Sur la mort de Marie)
Pierre Boulez, musique moderne, le Marteau sans maître, Explosante fixe, Répons…
Pierre Perret, Les jolies colonies de vacances, Le zizi,
Hé fillette ne prends pas ma main… »
« Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux… »
« On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris… »
L’abbé Pierre
Pesso
« Au clair de la lune, mon ami Pierrot… »
Pierrette, belle alsacienne. Arrivée dans la capitale sans ses grandes oreilles, elle a tôt fait d’adopter le chic parisien. C’est à ne plus la reconnaître dans son nouveau look, cette nouvelle Mademoiselle de Paris (Jacqueline François).
Pierre Teilhard de Chardin, éminent homme d’église né au pied du Puy de Dôme. Souvent en délicatesse avec l’institution, il a voulu renouveler la foi chrétienne, lui faisant épouser la connaissance scientifique moderne en vue d’atteindre un « point oméga, sommet de la spiritualité », Le phénomène humain…
Pierre de Vic, le plus connu des troubadours cantaliens. Contraint à se faire moine de Montaudon, il respecte très peu la règle. Et dénonce maints désagréments de l’existence :
Carns quant es mal coïta e dura. (viande mal cuite est dure) »
Mais aussi, en termes des plus salaces, il fait part de sa déception à propos de rapports peu monacaux avec « Dompna (Dame) grassa…»
Chapitre VII : R à S
Tout baigne, Sylvaine !
pesso
Raphaël
St Raphaël, quinquina (consommer avec modération).
Agés, les Raphaël sont barbus ! La preuve ? Eh bien, des deux old Raphaël que je connais, un seul ne l’est pas.
Et encore ! Si on le laissait huit jours sans ses instruments de toilette, je demande à voir ! Raphaël Sanzio, architecte et peintre de génie.
Comment était-il, le grand Raphaël, quand il était petit ? Lamartine va t’expliquer, pas besoin de photo tant le texte est coloré.
Pour vérifier, regarde quand même la reproduction en noir et blanc. Qui sait ? Si tu es parisien, cela te donnera peut-être l’envie de revenir faire un tour au Louvre. Dans la grande galerie, pour voir l’original. Sans attendre la visite de la cousine du Gers.
Et cela ne manque pas d’intérêt, puisque sous cette magnifique toile, on peut lire :
« (Ce) Portrait de jeune homme, traditionnellement attribué à Raphaël, (l’est aujourd’hui) à Parmigianino mais on a aussi récemment proposé d’y voir une œuvre du Corrège » !
Ainsi, il ne s’agirait pas plus d’un portrait de Raphaël que d’un portrait exécuté par Raphaël. Cela n’enlève rien à la beauté du tableau ni à celle du texte de Lamartine :
« Connaissez-vous ce portrait de Raphaël enfant… ? C’est une figure de seize ans, un peu pâle, un peu plombée par le soleil de Rome, mais où fleurit cependant encore sur les joues le duvet de l’enfance. Un rayon rasant de lumière semble y jouer dans le velours de la peau. Le coude du jeune homme est appuyé sur une table, l’avant-bras redressé pour porter la tête qui se repose dans la paume de la main ; les doigts admirablement modelés impriment un léger sillon blanc au menton et à la joue. La bouche est fine, mélancolique, rêveuse ; le nez est mince entre les deux yeux et légèrement nuancé d’une teinte un peu bleuâtre, comme si la délicatesse de la peau y laissait transparaître l’azur des veines ; les yeux d’une couleur de ciel foncé, pareille au ciel des Apennins avant l’aurore ; ils regardent devant eux, mais avec une légère inflexion vers le ciel, comme s’ils regardaient toujours plus haut que nature. Ils sont imbibés de lumière jusqu’au fond, mais un peu humides des rayons délayés dans la rosée ou dans les larmes.
photo neurdein
Le front est une voûte à peine cintrée ; on y voit frémir sous l’épiderme fin les muscles du clavier de la pensée. Les tempes réfléchissent ; l’oreille écoute. Des cheveux coupés inégalement pour la première fois, par les ciseaux inhabiles d’un compagnon d’atelier ou d’une sœur, jettent quelques ombres sur la joue ou sur la main. Un petit bonnet plat de velours noir couvre le sommet des cheveux et tombe sur le front. Quand on passe devant ce portrait, on pense et on s’attriste sans savoir de quoi. C’est le génie enfant rêvant sur le seuil de sa destinée avant d’y entrer. C’est une âme à la porte de la vie. Que deviendra-t-elle ? »
Lamartine, Raphaël, in Lecture expliquée, Mironneau et Royer, Armand Colin, 1913.
Raphaël Géminiani, grand champion cycliste auvergnat. Comme son nom ne l’indique pas.
Rosalie
Rosalie, sœur aînée de la traction avant Citroën.
Parfois victime du mal d’amour, la Rosalie des rengaines d’antan :
Elle est malade,
Elle est malade pan pan pan pan
Du mal d’amour.
Pour la guérir pan pan pan pan
Faut d’la salade,
Faut d’la salade pan pan pan pan
Trois fois par jour… »
Sabine
Sabine Azéma, le Bonheur est dans le pré (et dans l’auto !), On connaît la chanson, la Bûche.
Les Sabines, tableau fameux de David (Louvre), en référence à leur enlèvement par les Romains. Evènement immortalisé aussi par un magnifique groupe en marbre de Giambologna (16è s.), visible à Florence.
Serge
Serge de Diaghilev, créateur des Ballets russes.
Serge Reggiani, acteur, les Portes de la nuit, les Amants de Vérone, la Ronde…et chanteur, De velours et de soie, le Déserteur,
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime" … »
(Il suffirait de presque rien, Serge Reggiani, G. Bourgeois, F. Bernheim, J.M. Rivière)
Serge Gainsbourg,
Te rappellent à mon souvenir… »
« Ne vous déplaise
En dansant la javanaise… »
« Couleur café
Que j’aime ta couleur café… »
Serge Lesbre, élu du Puy de Dôme, auteur de Cours Camarade ! roman érotico-politique clermontois.
Serge Bontemps, ancien libraire d’Aigueperse, gent organisateur du Train du Livre et de grandes manifestations littéraires en Auvergne.
Sylvianne, Sylvie
Sylvianne Agacinski-Jospin.
Sylvie Jolie. Belle ? Marrante.
Sylvie Vartan, Comme un garçon, La plus belle pour aller danser, Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes ?…
« Lorsque Sylvie dansait… » (Michel Vaucaire)
Sylvie, il s’agit de savoir la garder…
En perdant Sylvie
J'ai perdu mon âme
En perdant ma mie. »
(Lény Escudero)
Sylvie attristait aussi son amant dans Plaisir d’amour de Florian, 18è s., (orchestré par Berlioz) :
« Plaisir d’amour
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment
Chagrin d’amour dure toute la vie.
J’ai tout quitté pour l’ingrate Sylvie,
Elle me quitte et prend un autre amant…
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment
Chagrin d’amour dure toute la vie.
Tant que cette eau coulera doucement
Vers ce ruisseau qui borde la prairie,
Je t’aimerai, me répétait Sylvie ;
L’eau coule encore, elle a changé pourtant !
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment
Chagrin d’amour dure toute la vie. »
(Jean-Pierre Claris de Florian)
Chapitre VIII : TUV
Théodora
Te souviens-tu de ce soir-là ?
De ce soir d’orage en Orient…
Te souviens-tu Théodora ?
De l’enivrante odeur du thé,
Du thé de Chine et des épices…
Théodore, Théophile
Théodore Roosevelt, Président des Etats-Unis d’Amérique de 1901 à 1908.
Théodore Géricault, peintre romantique, précurseur du réalisme, au Louvre : Officier de chasseurs à cheval de la garde chargeant, le Radeau de la Méduse…
Théodore de Banville, Gringoire :
Aux pauvres gens tout est peine et misère. »
Théophile Gauthier, le Capitaine Fracasse, Emaux et Camées :
Et tout d’abord charmé de ses vives couleurs,
Pour la planter il prend un pot de porcelaine
Orné de dragons bleus ou de bizarres fleurs.
Il s’en va. La racine en couleuvres s’allonge,
Sort de terre, fleurit et devient arbrisseau,
Chaque jour, plus avant, son pied chevelu plonge
Tant qu’il fasse éclater le ventre du vaisseau…
Ainsi germa l’amour dans mon âme surprise ;
Je croyais ne semer qu’une fleur de printemps ;
C’est un grand aloès dont la racine brise
Le pot de porcelaine aux dessins éclatants. »
Thomas
Thomas Bugeaud, marquis de la Piconnerie (sic), maréchal colonisateur. Privé de couvre-chef :
L’as-tu vue la casquette du père Bugeaud ? »
Thomas Edison, inventeur civil.
Thomas Mann, La Mort à Venise, Le Docteur Faustus…
Thomas Gainsborough, portraitiste et paysagiste anglais admiré des impressionnistes.
Thomas Narcejac, ancien professeur de lettres au lycée d’Aurillac, complice de Pierre Boileau.
Auteurs de romans policiers souvent portés avec succès à l’écran, les Diaboliques (Clouzot), Sueurs froides (Hitchcock)…
Tino
Tino Rossi, deuxième gloire de l’Ile, Méditerranée, Mon beau sapin, Petit papa Noël…
Besame mucho… »
(Francis Blanche, Consuela Velasquez)
Si le petit est fragile de la gorge, mieux vaut lui trouver un autre prénom. Sinon, il aura du mal à soutenir la comparaison avec l’emblématique chanteur corse.
Toussaint, Tudy
Toussaint, prénom automnal.
Tudy, fête le 9 mai. Qu’est-ce que… ?
Valentin, Valentine
Saint Valentin, martyr romain.
Des affreux vraiment ces Romains ! Aller martyriser un petit gars qui préside chaque année à la fête des amoureux de Peynet. Tous les quatorze février depuis perpète !
Valentin le désossé, danseur au Moulin Rouge, partenaire de la Goulue et de Jane Avril, immortalisés par Toulouse-Lautrec.
Valentine Kataïev, écrivain russe, Au loin, une voile…
Valentine Tessier, « Les potins de la commère » du France-Soir de Pierre Lazareff.
Elle avait de tout petits tétons
Que je tâtais à tâtons… »
(Valentine, M. Chevalier, Mireille)
Victoire, Victor
La liberté gui-ide nos pas… »
(Le chant du départ).
Victoire de Samothrace, femme sans tête. De marbre.
Victor Baltard, architecte des anciennes Halles de Paris.
Victor Lustig, pseudo comte autrichien, vendit la Tour Eiffel en 1925 à un gogo, Poisson, qui n’osa pas porté plainte par peur du ridicule.
Vittorio de Sica, le Voleur de Bicyclettes, Pain, amour et fantaisie, les Séquestrés d’Altona, Mariage à l’italienne…
Victor Hugo :
« Demain, dès l’aube…
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. »
(3 septembre 1847)
Vincent
Vincent Van Gogh, le génie de la couleur (plus d’œil que d’oreille…), Les Tournesols, L’Eglise d’Auvers-sur-Oise, Auto-Portrait…
Saint Vincent, joyeux patron des vignerons.
Rue Saint Vincent, la chanson de Bruant, évoque plutôt la nostalgie.
Vincent Cassel, new star, fils de Jean-Pierre, la Haine, les Rivières pourpres, Ocean’s Twelve…
Vincent Perez, star ascendante, le Libertin, Fanfan la Tulipe, Bienvenue en Suisse…
Vincent Scotto, Violettes impériales (opérette), Sous les Ponts de Paris, la Petite Tonkinoise :
« La tonkiki, la tonkiki, la tonkinoise… »
la Java la plus belle
Celle qui ensorcèle… »
(la Java bleue, G. Koger, N. Renard, Vincent Scotto)
Vincent mit l’âne dans un pré, s’en vint dans l’autre. Combien d’ânes en tout ? Enigme en faveur jadis en Auvergne!
Chapitre IX : W à Z
Wilhelem
Wilhelem Nordling, ingénieur norvégien de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans (P. O.), constructeur du tunnel ferroviaire du Lioran en 1868, longtemps le plus long d’Europe.
Hiver au Lioran, avant le réchauffement du climat :
Yvette, Yvon, Yvonne, Zita
Yvon Gattaz, Yvon Chotard, dirigeants patronaux des années 80. Les salariés ont appris à regretter ces Yvon-là sous la suffisante dynastie du baron Ernest-Antoine.
Yvonne Printemps, actrice en toute saison.
Tante Yvonne de l’Elysée. Mais non, pas la femme de Tonton ! La pieuse épouse du Général.
Yvette Horner, accordéoniste.
Les Yvette sont rieuses et gaies ou, parfois, gaies et rieuses.
De longs cheveux noirs, la peau mate, de grands anneaux d’or aux oreilles, un corsage en dentelle et une longue jupe à fleur, ça te fait une Zita tout à fait présentable.
Et qui danse le flamenco de première.
Si tu veux faire de l’animation pour épater les copains, avec Zita tu invites Yvette et son accordéon. Tu as l’orchestre et le corps de ballet. C’est parti la fiesta !
Ambiance sud-américaine. Envoyez les danseuses !
Zac, Zacharie, Zita, Zoé
Zac, diminutif de Zacharie. Un petit malin, Zac ! Tu sais, c’est celui qui vend les hectares de culture en mètres carrés à bâtir. En Zone d’Aménagement Concerté évidemment. Avec la bénédiction de son petit copain du Plan d’Occupation des Sols.
Zita de Habsbourg Lorraine, épouse de Charles Ier, dernier et éphémère empereur d’Autriche de 1916 à 1918.
Peu de chance aujourd’hui pour Zita de retrouver un trône.
- Oui, mais celle qui habite ici ?
- Ah, oui ! Zita ! Elle vient juste de sortir. Mais elle n’est pas loin, tu vas la trouver deux étages au-dessus chez sa copine Yvette. Tu n’entends pas la musique ?
Zoé, électrique ! Que dis-je ? Atomique ! Comme l’ancienne pile de Châtillon (92).












