Club de Lecture de Bois la Croix
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ANNEE 2010
(NB:Pour plus de renseignements, se reporter aux pages spéciales(voir pages les plus consultées): Présentation du Club-Lecture. Archives).
PROJETS:
Le 15 janvier, visite de l'exposition La légende du Roi Arthur,à la BNF( site F.Mitterrand)
Le 14 février, rencontre avec J-L Ezine à propos de son livre: Les Taiseux(au château, 15h).
Le 12 mars,conférence de Madame C.Bernath sur le thème: Camille Claudel, Paul Claudel, Auguste Rodin, sur fond de profonde mutation en cette fin de XIXème siècle,les destins croisés de l'oeuvre de trois personnages hors du commun. (au château, 14h30).
Le 4 juin,promenade dans le quartier de la Nouvelle-Athènes et visite guidée de l'exposition consacrée à Chopin, au Musée de la Vie Romantique (14h30/18h).
Réunion du 8 janvier
Livres proposés:
-Pierre Assouline:Le dernier des Camondo.
-Scott Fitzgerald:Gatsby le Magnifique.
-Gwenaëlle Aubry:Personne.
Romancière et philosophe, G.Aubry est née en 1971. Elève à l'ENS et au Trinity College de Cambridge,elle est agrégée,docteur en philosophie et chargée de recherches.
Personne est un récit singulier et émouvant de la vie de son père, François-Xavier Aubry, professeur de droit à la Sorbonne et spécialiste de la décentralisation. Celui-ci a souffert toute sa vie de psychose maniaco-dépressive, maladie qui l'a emporté. A partir du journal qu'il a tenu toute sa vie: Mouton Noir Mélancolique,"à romancer", avait-il écrit, sa fille tente de retracer l'histoire de ce père sous forme de vingt-six chapitres alphabétiques, représentant chacun une facette de la personnalité éclatée de son père: clown, pirate, SDF... Le titre, Personne, évoque le nom latin : persona,qui désigne le masque de théâtre derrière lequel se cache l'individu. C'est le portrait d'un père, attachant, complexe, étranger à la fois au monde et à lui-même,et qui est aussi pour sa fille une forme de psychothérapie.
A l'occasion du cinquantenaire de la mort d'Albert Camus:
Audition des premières pages de L'Etranger( enregistrées par l'auteur).
Lecture de quelques pages de la Chute.
Réunion du 12 février
Livres proposés:
-Marc Fiorentino:Pour Tout l'Or du Monde Thriller écrit par un"trader"; se déroule dans l'univers de la finance.
-Eric Laurent:La Face Cachée des Banques.
-Mohamed Nedali:Le Bonheur des Moineaux.
-Hayatt El Yamani:Rêve d'Envol. Deux auteurs marocains.
-Jean-Christophe Ruffin:Rouge Brésil.
-J. Fergus:Mille Femmes Blanches.
-M. de Grèce:Le Palais des Larmes.
-J.M. Guénassia:Le Club des Incorrigibles Optimistes, prix Goncourt des Lycéens.
-Herta Müller, prix Nobel de Littérature 2009:Le Renard était déjà le chasseur: chronique d'un village roumain sous la dictature de N.Ceaucescu.
-Pierre Michon:Les Onze.
-Marie Ndiaye:Trois Femmes Puissantes, Prix Goncourt 2009. C'est le récit juxtaposé de trois destins de femmes africaines, Norah, Fanta et Khady,reliés entre eux par un fil très ténu.Chacune de ces trois femmes se trouve dans une situation très difficile, avec une gradation dans le malheur.L'histoire de Khady est la plus tragique: jeune Africaine contrainte à l'exil par le veuvage, la solitude, la pauvreté, le désespoir,elle se lance, avec d'autres clandestins,dans un voyage vers l'Europe qui ne la mènera nulle part.
Le point commun entre ces trois destins:
-leur origine africaine. Marie Ndiaye est née d'un père français et d'une mère sénégalaise; elle a passé toute son enfance en France, près de Pithiviers. En 1987,à 17 ans,le directeur des Editions de Minuit,Jérôme Lindon, remarque son premier livre(Quant au Riche Avenir), alors qu'elle est encore au lycée. -La composition de ces trois récits: chacun d'eux, écrit très sobrement, sans pathos, se termine par une courte page intitulée Contrepoint.
Ces Contrepoints donnent en quelque sorte la clef du titre énigmatique: Trois Femmes Puissantes: en opposition avec l'évocation du destin implacable de ces trois femmes, ils présentent, de manière philosophique, l'acceptation stoïcienne de leur malheur, ce qui fait leur grandeur et leur puissance.
Réduites à néant par les traditions, l'injustice des sociétés européennes ou africaines, elles assument leur destin avec dignité,et c'est en cela qu'elles sont puissantes.
-Delphine de Vigan:No et Moi, prix des libraires 2008.
Livre écrit à la première personne, dans le style parlé propre à la jeune Lou Bertignac, l'héroïne du livre.
Jeune surdouée vivant à Paris dans un milieu aisé, elle fait la rencontre d'une fille, No,qui vit dans la rue et fait la manche.Profondément touchée par cette rencontre, Lou, avec toute la naïveté de son âge, entreprend de l'aider. Mais No(diminutif de Nolwenn, géniale trouvaille pour cette fille marginale), très marquée par une enfance désastreuse, livrée à elle-même depuis toujours,ne peut supporter d'être prise en charge,fût-ce par amitié, choisit de reprendre la vie errante avec, sans doute, misère et prostitution pour tout avenir.
Pour la petite Lou, cet échec est terrible, elle se rend compte qu'on ne peut changer l'ordre des choses ni la société, elle perd sa naïveté et quitte son adolescence utopique.
Ce livre, bien écrit,présente, de manière originale ,le problème contemporains des "sans-abris".
Réunion du dimanche 14 février
au château, en présence de Jean-Louis Ezine.
Critique littéraire au Nouvel Observateur, membre de la tribune littéraire du Masque et la Plume sur France inter, jean-Louis Ezine tient une chronique quotidienne sur France Culture. Il a collaboré à l'Express et aux Nouvelles Littéraires. Il est aussi essayiste et romancier.
Nous avons passé un après- midi inoubliable en compagnie de Jean-louis Ezine qui nous a présenté son dernier livre:Les Taiseux,avec beaucoup de simplicité et de brio.Ce récit poignant d'une enfance solitaire dans une Normandie ravagée par la guerre, cette recherche exigeante des fantômes du passé, cette quête des origines nous a passionnés .
Conférence du 12 mars
Evocation par Mme Bernath, conférencière passionnée et passionnante , de la vie tourmentée des Claudel à l'ombre du sculpteur Rodin et de ses oeuvres magistrales ("Le Penseur", "Le Baiser" ,"Les Bourgeois de Calais"...):Voici donc Camille, l'artiste malheureuse, élève et maîtresse d' Auguste , voilà son frère Paul, diplomate mais surtout écrivain talentueux, auteur entre autres de "L'Annonce faite à Marie": Amour et affection, déchirements et folie seront le quotidien de ces trois destinées exceptionnelles de la fin du 19éme siècle.
Réunion du 9 avril
Livres proposés:
-C.Servan-Shreiber: Louise et Juliette.
-M.Fitoussi:Le dernier qui part ferme la maison.
-L.Deutsch:Métronome.
-P.Djian:Incidences.
-P.Modiano:Dans le café de la jeunesse perdue.
-T.Nasreen:De ma prison.
-L.Mauvignier:Des hommes.
-C.Mac Cann:Et que le vaste monde poursuive sa course folle....Des vies entremêlées dans le New-York des années 30.
-L.Cossé:Au bon roman:paru en janvier 2009, chez Gallimard.
L'auteur est journaliste.Elle a le mérite d'aborder dans ce roman les problèmes de la diffusion littéraire, par le biais d'une fiction passionnante: deux fous de littérature décident de fonder la librairie idéale en plein coeur du quartier latin:"Au Bon Roman". On n'y trouverait que des romans choisis en fonction de leur valeur littéraire, sans aucune exigence commerciale.Comment opérer ce choix , forcément subjectif ? Un comité de lecture ultra-secret s'en charge et le succès est immédiat.Cependant, peu à peu, cette entreprise, en apparence inoffensive,déclenche une violente cabale qui fait capoter la librairie. Dans ce livre aux allures de polar captivant, avec des personnages hors du commun,quelques thèmes sont évoqués: la culture est-elle élitiste ? N'est-elle qu'une entreprise commerciale ? Quelle est l'influence des médias ? qu'est-ce qu'"bon roman" ?
-Pär Lagerkvist:Barabbas, roman traduit du suédois. Prix Nobel de littérature 1951, réédité en 2008 en France.
L'auteur a imaginé suivre la trace de Barabbas, libéré par Ponce-Pilate à la place du Christ,dans la Palestine du premier siècle, en cette période troublée de l'oppression romaine. On ne sait pas si Barabbas sera touché par la grâce mais on suit ses interrogations sur cette religion secrète.Il sera pris à Rome sur un malentendu et condamné à mourir à son tour sur la croix. Pär Lagerkvist a eu une enfance très austère, dans une famille de protestants très stricts. Ce livre est évidemment un reflet des inquiétudes métaphysiques de l'auteur mais c'est aussi le panorama de la Palestine au début du premier siècle et l'évocation des difficiles débuts du christianisme.
-E.Filhol:La centrale:
L'auteur a envoyé son manuscrit par la poste à la maison d'édition P.O.L. Elle reçoit le 25 mars 2010 le Prix Télérama-France Culture.
24 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la sécurité est encore défaillante dans les centrales nucléaires de l'Hexagone.En 2007, 3 agents employés à la centrale de Chinon se sont suicidés: c'est le point de départ du roman. Yann, recruté pour des missions d'entretien de courte durée, va de centrale en centrale. Il résiste à l'ambiance angoissante de la centrale, gigantesque construction de béton, qui exerce sur lui un mélange de fascination et de rejet. Ni intrigue ni véritable action, ce roman est politique et polémique en évoquant le problème d'une technologie angoissante, du recours à la sous-traitance d'ouvriers "nomades" pour l'entretien des centrales: protagonistes toujours plus mobiles sur le marché du travail, vivant dans un camping ou un motel, simples étapes d'une vie itinérante , avec le risque constant d'être irradiés. Le style est d'une précision clinique et atteint parfois une forme de mystérieuse poésie.
Projet de sortie à travers Paris le vendredi 4 juin: visite guidée de l'exposition, La Note Bleue, qui commémore le bicentenaire de la naissance de Chopin (16h30), précédée d'une promenade à travers le quartier de la Nouvelle Athènes (14h30).
Reunion du 14 mai
Livres proposés
-Marie Ndiaye: Rosie Carpe, un roman étrange qui n'a pas soulevé l'enthousiasme de nos lectrices.
-Flore Vasseur: Comment j'ai liquidé le siècle, éclairage désabusé sur la planète Finance, description d'un monde absurde, avec pour toile de fond ,Pierre, un trader richissime. Un livre qui donne envie d'en savoir plus sur ce milieu.
-Andreï kourkov (écrivain ukrainien): le Pingouin, un journaliste au chomâge est contacté pour écrire des nécrologies sur des personnes bien vivantes qui se mettent étrangement à mourir...Du suspense et un regard sans complaisance sur le monde post-soviétique.
-Andreï Kourkov: L'ami du défunt, un traducteur désespéré engage un tueur à gage pour le liquider, il change d'avis ,mais le tueur est toujours là!
-Anna Gavalda: je voudrai que quelqu'un m'attende quelque part,une suite de petites nouvelles plaisantes.
-Luc Ferry (philosophe, ancien ministre de l'éducation nationale): Apprendre à vivre ,traité de philosophie à l'usage des jeunes générations.
Après une brève définition de la philosophie ( trouver en soi-même les réponses au pourquoi de l'existence), l'auteur évoque en cinq périodes l'histoire de cette discipline:
- Les stoïciens grecs (vers le 6 ème siècle avant JC), pour qui le monde (cosmos) est harmonieux et se confond avec le divin. L'homme est soumis à cet ordre naturel (société de type aristocratique).
- La pensée chrétienne (à ne pas confondre avec les religions chrétiennes),qui en suggérant un dieu personnel et humain annonce la philosophie des droits de l'homme ( société de type démocratique ).
- L'humanisme ou la naissance de la philosophie moderne (Renaissance et siècle des Lumières): Les découvertes scientifiques remettent en cause les dogmes religieux, il faut désormais construire le monde à partir de l'homme, être libre par essence. C'est l'époque des grandes utopies puis " des religions terrestres".
- La post- modernité, avec Nietzche et le nihilisme (19 ème siècle). Pourquoi supprimer les dieux pour inventer d'autres transcendances? Il nous faut vivre intensément le temps présent en nous débarassant de toute culpabilité. C'est le début du matérialisme pur et dur .
- Après la destruction, la reconstruction ou la philosophie contemporaine : Reconnaître des valeurs universelles qui nous dépassent et nous humanisent sans leur donner obligatoirement une origine transcendantale.
Un livre très clair ( beaucoup d'exemples concrets) qui donne envie d'approfondir le sujet.
-P. Djian:Incidences de : Pour l'une de nos lectrices : Beaucoup de suspense ,mais le dénigrement systématique des écrivains est parfois déplaisant.
-M. Ndiaye:Trois femmes puissantes : l'une d'entre-nous n'a pas aimé le style" lourd "et le peu de poésie du livre.
-D. Julien:Mordre la poussière: recueil de nouvelles.
-A. Soljénitsyne: Une journée d'Ivan Denissovitch.
-Guillaume de Fonclare: Dans ma peau, récit paru en janvier 2010. Prix essai France Télévision.
L'auteur est le directeur de l'Historial de la Grande Guerre à Péronne, dans la Somme, au coeur des champs de bataille, là où se sont affrontés de manière tragique troupes britanniques,Français et Allemands, de 1914 à 1918. G.de Fonclare souffre depuis 4 ans d'une maladie orpheline qui s'attaque à ses muscles de manière irréversible et rend tous ses mouvements extrêmement douloureux.
Il établit un parallèle entre ses souffrances personnelles et l'horreur des combats de la Grande Guerre. Livre court et bouleversant qui utilise des mots justes, simples, sans aucun pathos.Tenté par le suicide, il pense aux douleurs de ces millions de morts de la Somme et propose une réflexion stoïcienne sur la valeur de la vie. "C'est le musée qui m'a sauvé... au travers de la souffrance de cette multitude, c'est ma souffrance que j'ai appris à respecter et à accepter. Il n'y a pas une leçon de morale dans ce constat; je n'ai pas fait taire mes douleurs parce que j'en ai rencontré de plus grandes. Le musée m'a appris la décence, le courage l'humilité, le pardon et l'espoir. C'est ici que j'ai construit ce qui me fera demain, c'est ici que j'ai appris à être un homme, pleinement un homme et seulement un homme".
-W. Boyd:Orages Ordinaires, paru en avril 2010.
De retour à Londres après un long séjour aux USA,un jeune climatologue,Adam Kindred, sort d'un entretien d'embauche pour un poste universitaire à l'Imperial College lorsqu'il voit son existence basculer brutalement. Témoin inattendu d'un meurtre, il se retrouve la cible de tueurs à gages et poursuivi par la police. Dépouillé de tout ce qui le définnissait: sa carrière, sa réputation, son passeport, ses cartes de crédit, son portable et même ses vêtements,le voilà contraint d'entrer dans la clandestinité et de rejoindre la horde des laissés-pour-compte condamnés à vivre en marge de la société. Le roman se passe à Londres avec pour toile de fond la Tamise et son climat humide. W.Boyd parvient à faire coexister le suspense de l'intrigue et la fresque sociale, en explorant les diverses couches de la société anglaise du XXIème siècle,avec la satire du monde des affaires,celui des vagabonds recueillis à la soupe populaire... Le roman se déroule à la manière d'un thriller hitchcockien, tout en évoquant aussi les bas-fonds de Londres, à la manière de Dickens.
Réunion du 9 juillet
ELECTION DU MEILLEUR LIVRE DE L'ANNEE.
Section Romans/Fiction : le prix a été décerné à J-L Ezine, pour LES TAISEUX.
D'autres titres ont été appréciés dans cette catégorie:
No et moi,de D.De Vigan, Le Village de l'Allemand,de Boualem Sansal, Orages ordinaires, de W.Boyd.
Section Essais : le prix a été décerné à Dominique Lapierre, pour UN ARC EN CIEL DANS LA NUIT.
Autres titres mentionnés: La Centrale, d'E. Filhol, Métronome, de L.Deutsch.
Réunion du 5 août
Livres proposés:
-Golden Gate, de Vikram Seth, traduit en alexandrins par Claro.
-Prodigieuses créatures, de Tracy Chevalier.
-Les Chaussures italiennes, de Henning Mankell.
-Tous ruinés dans dix ans, de Jacques Attali.
Ancien conseiller de F. Mitterand et économiste renommé, Jacques Attali retrace dans ce brillant essai l'histoire de la dette publique ( qui remonte à l'antiquité ) . Il nous rappelle au passage quelques définitions essentielles ( bons et mauvais emprunts... ) et dresse ensuite un tableau très pessimiste des politiques économiques actuelles des grands pays industriels , tentant à la fin de l'ouvrage une ébauche de solutions (fiscalité européenne...). C'est le livre d'un esprit indépendant qui juge sans parti pris et sans complaisance , avec beaucoup de rigueur.
-1658, L'éclipse du Roi Soleil, de J.M Riou.
-Saint-Laurent, mauvais garçon, de Marie-Dominique Lelièvre.
-L'excessive, d'Alexandra Lapierre.
-Une femme d'Egypte, de Jehane Sadate.
-Les Hommes à terre, recueil de nouvelles de Bernard Giraudeau.
Marin puis acteur , Bernard Giraudeau devient écrivain à la fin de sa vie. Avec " Les Hommes à terre " ( 2004 ) il nous conte dans un style précis et très poétique la vie tourmentée des marins et de leurs amours . Dans l'évocation de ces destins souvent tragiques transparaît l' humanisme et la compassion de l'auteur pour ces héros , des hommes simples mais toujours dignes.
-Le Quai de Ouistreham, de Florence Aubenas.Née le 6/02/1961 à Bruxelles, journaliste à Libération, puis grand reporter au Nouvel Observateur depuis 2006. Retenue pendant plusieurs mois en otage en Irak, elle est depuis le 2/07/2009 Présidente de l'Observatoire des prisons.
Ce livre raconte de manière magistrale l'expérience vécue par la journaliste, témoignage accablant des difficultés sociales d' une ville française dans la crise économique d'aujourd'hui.
- Des Hommes, de Laurent Mauvignier. Né à Tours en 1967. Diplômé des Beaux Arts en Arts Plastiques.
Le thème principal est le traumatisme de la guerre d'Algérie pour de jeunes appelés ayant quitté leur village sans rien connaître des "évènements". Le livre se déroule apparemment sur 24 h, à la manière d'une tragédie, selon un découpage cinématographique: Matin, Après-midi, Soir, Nuit. A l'occasion d'une banale fête d'anniversaire, affleurent les non-dits et les souvenirs brûlants qui ont pesé de plus en plus lourd au cours des quarante dernières années: silence insupportable de ceux qui ne se remettront jamais et ne pourront jamais évoquer les horreurs de cette guerre, à la fois victimes et bourreaux, innocents et coupables, incapables à tout jamais de s'adapter à une vie ordinaire.
-Le ruban rouge, de Carmen Posadas.
Romancière uruguayenne, Carmen Posadas évoque dans ce livre la vie de Thérésa Cabarrus aristocrate espagnole frivole qui deviendra tour à tour, marquise de Fontenay, amante de Tallien puis de Barras et enfin princesse. A travers cette destinée exceptionnelle la Révolution française va nous être décrite sous un aspect très particulier ( étude des moeurs, anecdotes piquantes...). Original et interessant, sans que soit transgressée pour autant la vérité historique.
Projet de visite guidée de l'Opéra Garnier vendredi 15 octobre 2010 à 14h.






